Orchestre de Paris, Nathalie Stutzmann, Alexandre Tharaud - Verdi, Beethoven, Tchaïkovski

Concert enregistré à la Philharmonie de Paris (Grande salle Pierre Boulez - Philharmonie) le 20 octobre 2021

     

    Giuseppe Verdi
    Ouverture de La Force du destin

    Ludwig van Beethoven
    Concerto pour piano n° 3

    Piotr Ilitch Tchaïkovski
    Symphonie n° 5

     

    Tempête orchestrale au climat sans cesse changeant et à l’architecture de véritable petite symphonie, l’ouverture de l’opéra de Verdi donne le ton de ce flamboyant programme porté par la… force du destin. 

    Ajoutée par Verdi pour la reprise de l’opéra à la Scala de Milan en 1869, l’Ouverture de la Force du destin, chérie du cinéma, lance ses appels de cuivres et ses ondes haletantes, à peine contenues par une mélodie célèbre, élégiaque et plaintive. 

    À cette sombre tragédie de la vengeance, la Symphonie n° 5 de Tchaïkovski répond avec ses quatre mouvements architecturés autour d’un thème unique, tantôt rythmique et fatidique, tantôt magnifié en noble choral. Puissants contrastes sonores, paroxysmes dramatiques, lyrisme pastoral et même élégance inquiète de la valse se côtoient dans cette partition pour laquelle Tchaïkovski avait imaginé un argument – demeuré latent – d’un combat livré contre le destin et son acceptation. 

    Puissance dramatique et émotionnelle, en forme de couronnement, avec le Concerto pour piano n° 3 de Beethoven : avant que le Rondo final ne ramène la jovialité, le drame de la condition humaine fut-il jamais mieux exprimé que dans l’énergie martiale de l’Allegro et l’onirisme nocturne, comme décanté, du somptueux Largo

    Programme de salle