Orchestre de Paris - Klaus Mäkelä - Pierre-Laurent Aimard - Christel Loetzsch - Choeur de chambre Accentus : Boulez, Messiaen, Debussy, Ravel

Concert enregistré à la Philharmonie de Paris (Grande salle Pierre Boulez - Philharmonie) le 20 janvier 2021

Dans le cadre de la deuxième Biennale Pierre Boulez, ce programme met en regard avec l’âge d’or de la musique française deux de ses partitions.

Concert enregistré par France musique

France Musique

Le Soleil des eaux, œuvre majeure de sa première période, inspirée par René Char et maintes fois retravaillée par le compositeur, est donnée ce soir dans sa version de 1968. La filiation avec Debussy y est déjà évidente notamment dans l’écriture orchestrale miroitante et fluide de la première partie, quand la seconde se fait beaucoup plus violente. Toute différente, Initiale se présente comme une fanfare pour ensemble de cuivres, dont l’énergie évolue vers la profondeur hypnotique.

Précision, objectivité de l’approche poétique, sens aiguisé des couleurs : on retrouve encore ce que Boulez doit à Debussy dans La Mer, avec sa moire sonore, ses lumières orchestrales inédites, ses motifs pulvérisés et prismatiques. Mais l’univers ravélien, représenté par l’œuvre "de guerre" qu’est le Concerto pour la main gauche, n’est pas moins représentatif de cette éthique de la forme et de la clarté, où le geste moderniste n’abdique jamais le sens de la retenue et du contrôle.    

Programme de salle