Orchestre national d'Île-de-France, Case Scaglione, Marie-Ange Nguci : Debussy, Rachmaninoff, Strauss, Enesco

Concert enregistré à la Philharmonie de Paris (Grande salle Pierre Boulez - Philharmonie) le 10 décembre 2020

 

Sous ses apparences tour à tour sensuelles, légères et virevoltantes, ce programme dégage un parfum de légende, celui des aèdes et des rhapsodes réécrivant chacun un mythe éternellement renouvelé.

Dans son célèbre Prélude à l’après-midi d’un faune, Debussy illustre l’églogue de Mallarmé. Cette partition fondatrice nous plonge dans les désirs et les rêves d’un de ces satyres fabuleux qui, las de poursuivre nymphes et naïades, « se laisse aller au soleil enivrant ». Virtuose du piano, Rachmaninov rend quant à lui hommage à un autre virtuose, du violon cette fois, en revisitant non sans humour l’un de ses thèmes célèbres dans tous les styles possibles, du diabolique au plus sentimental. Avec Le Beau Danube bleu de Strauss, c’est toute une société disparue qu’on ressuscite, celle de Vienne au crépuscule, en même temps que les paysages féeriques qu’elle évoque dès son arpège introductif. On retrouve ces paysages d’Europe centrale dans la Rhapsodie roumaine n° 1, pour laquelle Enesco puise allègrement dans les airs et mélodies traditionnels qui ont bercé son enfance.

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