Musiciens de l’Orchestre de Paris : Richard Wagner - Richard Strauss

Concert enregistré à la Philharmonie de Paris (Grande salle Pierre Boulez - Philharmonie) le 27 mai 2020

Les musiciens de l’Orchestre de Paris retrouvent la Grande salle Pierre Boulez, silencieuse depuis des semaines. Ils y interprètent des œuvres convoquant l’univers de l’opéra : Siegfried et Parsifal de Richard Wagner, Capriccio de Richard Strauss.

Cadeau musical offert par Richard Wagner à sa femme Cosima pour son trente-troisième anniversaire, Siegried-Idyll lui a été joué à l’aube, au bas de l’escalier de la villa de Tribschen dans laquelle les époux vivaient. Composé en 1870, alors que le compositeur achevait son opéra Siegfried, Siegried-Idyll partage avec ce dernier de nombreux thèmes musicaux, et fait notamment directement écho à sa scène finale, qui voit Siegfried réveiller Brünnhilde et le couple s’abandonner à la passion.

 

Courtisée par un poète, Olivier, et un compositeur, Flamand, la comtesse Madeleine ne sait lequel choisir. Composé en 1942, l’opéra Capriccio de Richard Strauss ranime une vieille querelle du monde lyrique : des mots ou de la musique, qui prime ? Le sextuor à cordes qui ouvre l’opéra – « musique dans la musique » puisqu’il s’agit de la dernière pièce du compositeur Flamand, qui compte bien grâce à elle conquérir Madeleine –, rare incursion de Strauss dans le domaine de la musique de chambre, s’est imposé dans les salles de concert comme une œuvre à part entière.

 

Au cœur du dernier acte de Parsifal de Richard Wagner, l’Enchantement du Vendredi saint marque un temps d’arrêt sublime, une pause lumineuse dans une œuvre placée sous le signe de l’errance et de la douleur. De retour, après avoir vaincu le sorcier Klingsor, dans un Montsalvat moribond, Parsifal est consacré roi du Graal et baptise la pècheresse Kundry. Tandis que la nature renaît, il promet la rédemption tant attendue aux chevaliers du Graal.