Bach en sept paroles : Voici l'homme - Passion selon Saint Jean. Raphaël Pichon, Pygmalion

concert enregistré à la Philharmonie de Paris (grande salle Pierre Boulez - Philharmonie) le 31 mars 2018

Avant-dernier volet d’un voyage à travers l’œuvre sacrée de Bach. Pygmalion donne vie à l’éblouissante évocation du martyre du Christ.

Ditte Andersen a décidé de mettre un terme à sa carrière avec effet immédiat, du fait de problèmes vocaux. Elle sera remplacée par Kateryna Kasper.

Avant-dernier volet d’un voyage à travers l’œuvre sacrée de Bach. Pygmalion donne vie à l'éblouissante évocation du martyre du Christ.

À l’instar des cantates dominicales, la Passion pascale était un exercice obligé pour les compositeurs allemands des XVIIe et XVIIIe siècles : à titre d’exemple, Georg Philipp Telemann en a composé pas moins de 44 ! Plus modeste, Johann Sebastian Bach en aurait, selon certaines sources du moins, produit quatre. Hélas, deux seulement nous sont parvenues —deux monuments indépassables, inoubliables : la Saint Matthieu et la Saint Jean. C’est cette dernière à laquelle l’ensemble Pygmalion et Raphaël Pichon donnent vie, en guise d’avant-dernier volet de leur voyage à travers l’œuvre sacrée de Bach. Créée à Leipzig, dans l’église Saint Nicolas (et non pas Saint Thomas dont Bach était le Cantor), le Vendredi saint 1724, la Passion selon saint Jean a vraisemblablement été conçue durant les six semaines du carême qui l’ont précédée. Sa maturation effective fut toutefois bien plus longue. Cette Passion peut en effet s’entendre comme une préfiguration des Best-Of d’aujourd’hui : pour certains mouvements, Bach reprend et arrange, transforme et sublime de nombreux airs et récits qui figurent déjà dans ses cantates antérieures.