Orchestre de Paris, Daniel Harding, Magdalena Kozená, Andrew Staples, John Relyea : le Songe de Gerontius d'Edward Elgar

concert enregistré à la Philharmonie de Paris (Grande salle Pierre Boulez - Philharmonie) le 21 décembre 2017

    Deux œuvres, deux précipités d’histoire sombrement intenses, nous mènent – à rebours - vers le renouveau incarné par la Symphonie no 9 de Dvorák. Les trois partitions charrient des fragments d’histoire, faits de noirceur et d’espoirs.

    La Valse de Ravel, ce « tourbillon fantastique et fatal », symbolise la fin d’un monde – celui d’une Vienne exsangue –, qui s’épuise en une apocalypse frénétique. Schelomo de Bloch, une des œuvres concertantes les plus fortes du répertoire pour violoncelle, était défendue autrefois par Rostropovitch. C’est au tour de Julian Steckel de porter à bout d’archet cet ouvrage frémissant de sensibilité. Ravel et Bloch pour ouvrir l’année en évoquant les affres de l’histoire mais en se nourrissant aussi de l’optimisme solaire de la Symphonie « Du Nouveau Monde » de Dvorák. Celle-ci nous mène vers le renouveau : celui d’un continent en ébullition, stimulé par un optimisme euphorisant.