Tindersticks

concert enregistré à la Philharmonie de Paris le 10 février 2015 (grande salle)

Figure majeure d’un rock britannique aux couleurs mélancoliques, la bande emmenée par Stuart Staples inaugurait, en février 2015, la Philharmonie version pop.

Captation produite par Sombrero and Co avec ARTE France

 

Voilà presque trois décennies que Stuart Staples barre ce beau et mélancolique navire baptisé Tindersticks. Un rock chambriste parfois sombre et d’apparence austère, mais dont la mélancolie bien singulière le démarque de ses influences évidentes (Nick Cave, Tim Hardin, Scott Walker, Leonard Cohen, Velvet Underground, John Barry…). Des sonorités automnales, des mélodies feutrées adossées contre une instrumentation léchée, et toujours, cette voix funambule et tourmentée de Staples comme narrateur d’un rêve éveillé. La formation de Nottingham est un no man’s land dans le rock contemporain, un îlot de raffinement avec sa salvatrice pointe de soul vintage. Une note pour une image, un mot pour un souvenir : le style de Stuart Staples est à la fois littéraire, cinématographique et d’une grande sensualité.