Monty Alexander. Harlem Kingston express

concert enregistré à la Philharmonie de Paris (Grande salle Pierre Boulez) le 23 avril 2017

En cinquante ans de carrière, Monty Alexander, véritable ambassadeur musical de la Jamaïque, a joué avec les plus grands. De Dizzy Gillespie à Ernest Ranglin, tous ont fait appel à son sens de l’improvisation exceptionnel. À la tête d’un groupe où se mélangent musiciens américains et jamaïcains, il nous présente deux facettes de son héritage musical : le jazz afro-américain de Harlem et le reggae de Kingston.

Harlem ou Kingston ? Kingston ou Harlem ? Aucune raison de trancher pour Monty Alexander puisque la capitale jamaïcaine est sa ville natale, et la Mecque du jazz, sa terre d’adoption. Depuis un demi-siècle, le grand pianiste au swing imparable tisse les liens et entretient les passerelles entre jazz et effluves caribéennes. Un style unique qui a charmé les plus grands jazzmen avec lesquels il a travaillé (Dizzy Gillespie, Milt Jackson, Benny Golson) mais aussi certains de ses augustes compatriotes (Ernest Ranglin, Sly & Robbie). En 2011, Monty Alexander publiait un live Harlem-Kingston Express suivi, trois ans plus tard, par un second volume, The River Rolls On. Deux témoignages accomplis de ce double héritage qu’il a réalisé avec des musiciens américains et jamaïcains. C’est avec ce groupe qu’il célèbre à la Philharmonie de Paris ce jazz afro-américain de Harlem et le reggae de Kingston.