Bryce Dessner, Matthias Pintscher, Ensemble intercontemporain : Charles Ives, Bryce Dessner, Olga Neuwirth

concert enregistré à la Philharmonie de Paris (Salle des concerts) le 24 septembre 2016

Ce Grand Soir présente deux oeuvres de Bryce Dessner qui fait surgir des textures sonores chatoyantes à partir d’un univers sonore apparenté au minimalisme. Olga Neuwirth, quant à elle, rend hommage aux voix afro-américaines oubliées.

Quand il ne tient pas la guitare du groupe The National, Bryce Dessner est un génial touche-à-tout qui compose aussi bien pour le concert que le cinéma, un brillant musicien aussi à l’aise dans le minimalisme que la musique de chambre ou symphonique. « Que je sois dans The National, chez moi ou avec un grand orchestre, je reste toujours la même. » Pourtant, les grands écarts de Bryce Dessner sont des plus éclectiques. Le compositeur américain s’est ainsi retrouvé à travailler avec Rone, le Kronos Quartet ou bien encore Sufjan Stevens, mais c’est surtout lorsqu’il écrit sa propre musique que son style s’articule le mieux. Un kaléidoscope au cœur de ce programme. Écrit en 2007, Raphael (donné ici pour quatre guitares électriques et ensemble) est fortement influencé par le minimaliste d’un La Monte Young. On pourra également entendre une création mondiale, commande de l’Ensemble intercontemporain, et des œuvres d’Ives et Zappa, ainsi qu’un hommage aux voix afro-américaines signé Olga Neuwirth, compositrice autrichienne pour qui le cinéma joue également un rôle majeur.